CHALLENGE | Liberty & Security



A Research Project Funded by the Sixth Framework Research Programme of DG Research (European Commission)

Accueil du site > Observatory - Observatoire > Press - Presse > L’UE tente d’envoyer un message clair sur la crise au (...)

L’UE tente d’envoyer un message clair sur la crise au Moyen-Orient

mercredi 2 août 2006, par Euractiv

Toutes les versions de cet article :

imprimer

Lors d’une réunion extraordinaire à Bruxelles le 1er août 2006, les ministres des affaires étrangères des Vingt-Cinq évoqueront plusieurs questions en rapport avec la crise au Liban.

Même si Israël a accepté de suspendre les bombardements pendant 48 heures, Tel Aviv refuse un cessez-le-feu. Les ministres devront donc tenter de se mettre d’accord sur une déclaration qui appelle à un cessez le feu ’immédiat’ ou plutôt ’dès que possible’, comme l’ont déjà déclaré le premier ministre britannique Tony Blair et la chancelière allemande Angela Merkel après le bombardement israélien sur Cana le 30 juillet.

La Présidence finlandaise a publié le 30 juillet une déclaration sans concession où elle se dit « choquée et consternée » par le bombardement de l’armée israélienne sur Cana.

Néammoins, les Finlandais sont conscients que les ministres européens auront sans doute beaucoup de mal à former un front uni, ce qui serait encore une fois gênant pour l’image de l’UE. Cette réunion n’est cependant pas de leur initiative. Ils l’ont en effet convoquée sous la pression d’autres Etats membres, notamment de la France et du Portugal.

Les ministres européens discuteront également des mesures que l’UE peut prendre afin de garantir la sécurité des réfugiés. Jusqu’ici, elle a réussi à évacuer sans problème la plupart de ses ressortissants. Il faut désormais trouver des solutions pour les 100 à 200 000 travailleurs immigrés des pays en voie de développement et pour leurs familles qui sont encore au Liban.

Même si un cessez le feu n’est pas prévu à court terme, la question d’une future force internationale de maintien de la paix et de la participation des Européens à cette force sera évoquée.

C’est une occasion unique pour l’Europe d’affirmer son ’soft power’ dans la région. Cependant, plusieurs pays de l’UE comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni sont déjà impliqués dans d’autres conflits en Afghanistan ou dans les Balkans. Il n’est donc pas certain que l’UE aura la capacité de s’impliquer activement sur un nouveau théâtre d’opération.

Si un consensus n’est pas trouvé lors du sommet d’aujourd’hui, l’UE devra malgré tout s’employer à démontrer que, même si elle n’arrive pas à s’exprimer d’une seule voix sur cette question, l’Europe ne tient pas deux discours différents lorsqu’il s’agit de la politique au Moyen-Orient.

Source : Euractiv


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | CERI CERI | CEPS CEPS | Sixth Framework Programm Sixth Framework Programm